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15 AU 18 MAI 2018 | JOURNÉES DE RÉFLEXION ET ATELIERS « ENTRE TRACES ET ÉCRITURES »

FJPP

En collaboration avec le Département de danse de l'UQAM, Hexagram UQAM et la Maison pour la danse, la Fondation Jean-Pierre Perreault présente: ENTRE TRACES ET ÉCRITURES - Journées de réflexion et ateliers

Le milieu de la danse est invité à participer aux journées de réflexion et aux ateliers «Entre traces et écritures». Les journées – qui interrogent les notions de traces, notations, documentation, mémoires, corps/archives, apport des technologies numériques – proposent tables rondes, discussions, performance et ateliers.

Qu’entend-on par traces, documents, graphes, scripts en danse? Quel est le rôle des traces ou de l’écriture de la danse dans le processus de création? Pour transmettre, faut-il documenter? Si oui, comment? Que nous disent les notations des chorégraphes? Et celles des interprètes? Comment les technologies numériques documentent-elles les processus de création ou «conservent-elles» la danse? Peut-on inventer une écriture ou un système de mémorisation qui permette la circulation de la danse dans l’espace et le temps? Comment construire les répertoires de la danse et faire vivre notre héritage? Que nous disent les traces de la danse sur nos processus d’identification personnelle et collective?

À l’origine de ces journées, plusieurs interrogations se bousculaient : Qu’entend-on par traces, documents, graphes, scripts en danse? Comment l’oralité persiste-t-elle dans la mémoire? Quel est le rôle des traces ou de l’écriture de la danse dans le processus de création? Pour transmettre, faut-il documenter? Si oui, comment? Que nous disent les notations des chorégraphes? Et celles des interprètes? Comment les technologies numériques documentent-elles les processus de création ou «conservent-elles» la danse? Peut-on inventer une écriture ou un système de mémorisation qui permette la circulation de la danse dans l’espace et le temps? Comment construire les répertoires de la danse et faire vivre notre héritage? Enfin, que nous disent les traces de la danse sur nos processus d’identification personnelle et collective?

À l’idéation et à la programmation de l’événement, la FJPP tient à souligner l’apport exceptionnel des membres de son comité scientifique :

Anne Bénichou, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM
Marc Boivin, interprète et enseignant
Lise Gagnon, directrice générale de la FJPP
Armando Menicacci, professeur au département de danse de l’UQAM
Katya Montaignac, créatrice et dramaturge
Sophie Michaud, conseillère artistique en danse
Angélique Willkie, professeure adjointe à l’Université Concordia et chercheure
Inscription

Pour vous inscrire aux journées, svp, remplir le formulaire suivant

Coûts (payable par chèque ou argent comptant)

La participation aux tables rondes est gratuite
L’après-midi d’un faune d’après les notations de Nijinski, avec Claudia Jeschke (Allemagne) : 30$ * Atelier movingstories, avec Thecla Schiphorst (Vancouver) : 20$
Atelier MemoRekall, avec Alexandre Michaan (France) : 20$
(participation aux deux ateliers numériques : 30$)

Cocktail
Les participant·e·s des journées sont chaleureusement invité·e·s au cocktail de lancement des journées qui se tiendra le mardi 15 mai à 17h30.

Lieux
À l’exception de l’activité spéciale Fluid Grounds et du cocktail, toutes les activités se déroulent à la Salle d’expérimentation d’Hexagram-UQAM, local SB-4105, 141, avenue du Président-Kennedy, Montréal (au coin de Saint-Urbain) Pavillon des sciences biologiques, près du Cœur des sciences de l’UQAM.

Diffusion vidéo des tables rondes des deux journées de réflexion : Maison pour la danse – 336 Rue du Roi, Québec.

MARDI 15 MAI
Entre traces et écritures : scripts, notations, partitions… – 9h30 à 11h

En séance d’ouverture animée par Anne Bénichou, Simon Hecquet (France) et Armando Meniccaci présenteront les concepts dont il sera question tout au long de l’événement. Qu’entend-on par partition, système de transcription, notation, système qui génère du mouvement ou écriture de la danse? Quels sont les concepts et notions que la création et la transmission en danse mobilisent ? Qu’entend-on par répertoire, héritage? Comment définir l’oralité, l’écriture et la mémoire en danse? Leur essence, leur portée?

Processus de documentation et archives créatives – 11h15 à 12h30

Suivra une table ronde animée par Katya Montaignac sur la question de la documentation et des archives : comment des organisations peuvent-elles faire se rencontrer les archives, les cultures de l’écrit et celles de la danse ? Comment préservent-elles une œuvre dans le temps? Quels sont les différents processus possibles? Amy Bowring (Toronto), Gabrielle Larocque, Valérie Lessard feront part de leurs réflexions et expériences sur ce vaste sujet.

Marches et démarches dans le corps/archives – 14h à 15h

La danseuse Manon Levac présentera quelques marches inscrites dans sa mémoire corporelle et son histoire personnelle. Elle invitera ensuite les participant·e·s à solliciter leurs mémoires visuelle et corporelle afin d’incarner des marches significatives de leur propre histoire.

La création et le corps/archives – 15h15 à 17h30

Qu’entend-on par corps/archives? Qui crée à travers le corps/archives? Et qu’est-ce qui est créé? Comment les traces, les archives, la mémoire ou les partitions agissent-elles dans le corps lors de la création? Trois artistes – Daina Ashbee, Anne Collod (France), Enora Rivière (France) – explorent, en présentant chacune leur travail singulier – la notion de corps/archives et le fait d’être constitué·e·s de gestes et de mémoires qui viennent d’autres corps, d’autres lieux et d’autres temps. Manon Levac se joint à ces dernières dans une table ronde animée par Sophie Michaud.

Cocktail de lancement – 17h30

La Chaufferie, Coeur des sciences, CO-R700

MERCREDI 16 MAI
Technologies numériques : documentation et création – 10h à 12h

Les technologies numériques ont une place grandissante en danse : elles facilitent l’accès aux données mais surtout amènent de nouvelles pensées, de nouvelles manières de concevoir la documentation tant lors du processus de création que de celui de l’archivage. Les technologies peuvent-elles nous aider à ré-actualiser le passé pour comprendre l’aujourd’hui? Les technologies créent-elles de nouvelles formes de symbolisation? Comment croiser les intelligences du numérique et de la danse? Comment le numérique interroge-t-il la notion d’auteur? Comment échapper à la tentation du stockage et de l’accumulation? Et de notre fascination pour la technologie? Armando Menicacci, Alexandre Michaan (France), Denis Poulin et Thecla Schiphorst (Vancouver) feront part de leurs réflexions dans une table ronde animée par Marine Theunissen.

Création, recréation : en deçà, au-delà et autour des boîtes chorégraphiques – 13h30 à 14h30

Comment le fait de documenter consciemment un processus de création peut-il altérer ce processus en cours ? Comment la création influence-t-elle la documentation et vice-versa? Comment définir ou vivre le travail de re-création? Danièle Desnoyers et Lucie Grégoire – deux chorégraphes ayant participé à la réalisation de boîtes chorégraphiques appliquées à l’une de leurs œuvres – répondent à ces questions et portent un regard sur les boîtes qu’elles ont mises à l’épreuve il y a peu dans des contextes de recréation. Lise Gagnon anime la discussion.

Répertoires, oublis et mémoires – 14h45 à 17h

Comment les mémoires agissent-elles lors de la création et de la transmission d’une œuvre? Quelles traces décidons-nous d’oublier? Quelles traces perdurent malgré les années? Et comment ces traces qui nous survivent construisent-elles des mythes toujours actuels? Comment les traces et les mémoires se matérialisent-elles pour constituer de nouvelles créations? Quelle mémoire permet la circulation de la danse dans l’espace et le temps? Et comment la transmission de la danse interroge-t-elle notre identité? Passée, actuelle, future? Que conserve-t-on pour «être»? Simon Hecquet (France), Claudia Jeschke (Allemagne), Zab Maboungou participent à cette dernière table ronde animée par Marie Lavorel.

JEUDI 17 MAI
Atelier L’après-midi d’un faune d’après les notations de Nijinski, avec Claudia Jeschke (Allemagne) – 9h30 à 17h Atelier Mémoire et transmission

Après cinquante-six représentations, Nijinski danse pour la dernière fois L’après-midi d’un faune en septembre 1917 à Buenos Aires. Depuis, la pièce est maintes fois recréée et transmise de mémoire – car si Nijinski a transcrit son ballet vers 1915, il n’a pas laissé de clé pour lire son système de notation. À la fin des années 1980, Ann Hutchinson Guest (Angleterre) et Claudia Jeschke (Allemagne) réussissent à déchiffrer la partition du Faune de Nijinski et à en restituer la chorégraphie. Dans cet atelier en deux temps, Claudia Jeschke présente en matinée le contexte historique et théorique de la découverte des notes de Nijinski, le processus de restauration du ballet et sa traduction en notation Laban. Elle consacre l’après-midi à l’enseignement d’extraits significatifs de cette œuvre fondamentale de l’histoire de la danse du XXe siècle. (En anglais)

VENDREDI 18 MAI
Atelier movingstories : Thecla Schiphorst (Vancouver) – 9h30 à 12h30

Thecla Shiphorst présente movingstories (http://movingstories.ca/) , un ambitieux projet de recherche interdisciplinaire et collaboratif soutenu par le CRSH et réunissant de nombreux partenaires. movingstories se consacre au développement d’outils numériques axés sur le mouvement, la signification et l’interactivité, à l’intersection de trois domaines : les pratiques somatiques incluant l’analyse Laban du mouvement; les technologies interactives numériques; leurs applications et retombées sociales et culturelles. movingstories s’inspire d’une approche interdisciplinaire et innovatrice afin de développer des applications numériques tenant compte de diverses pensées épistémologiques dans la compréhension du mouvement. Les partenaires impliqués dans movingstories visent une compréhension approfondie de l’expérience du mouvement tout en développant des outils numériques qui explorent, cartographient, intègrent et génèrent des qualités expressives. (En anglais) movingstories.ca

Atelier MemoRekall : Alexandre Michaan (France) – 14h à 17h

Rekall est un environnement open source conçu par Clarisse Bardiot en collaboration avec Buzzing Light et Thierry Coduys dans le but de documenter, analyser les processus de création et faciliter la reprise des œuvres scéniques. Ce logiciel se propose notamment de répondre aux problématiques liées au big data dans l’étude des arts de la scène, en constituant un outil de visualisation de données pour l’analyse d’ensembles de documents de plus en plus nombreux auxquels ont à faire chercheurs et artistes. Suite aux différentes expérimentations menées avec Rekall, l’équipe développe une version simplifiée destinée à l’annotation et au commentaire de documents vidéos pour les artistes, les institutions culturelles et les scolaires : c’est ainsi que MemoRekall voit le jour. Alexandre Michaan présente le fonctionnement et les usages de cette application libre et gratuite en initiant les participants à MemoRekall par une pratique d’annotation d’une captation. Il est donc conseillé aux participants d’apporter leurs ordinateurs avec Firefox ou Chrome installé.

memorekall.com

MARDI 22 MAI
Fluid Grounds : Activité spéciale hors colloque – 14h à 16h

Fluid Grounds est une performance chorégraphique déambulatoire tracée et mise en mouvement par Benoît Lachambre, et produite par Par B.L.eux et Sophie Corriveau en coproduction avec l’Agora de la danse, le Festival TransAmériques et Charleroi Danse. Dans ce nouvel opus, cinq interprètes se rencontrent dans la fabrication d’espaces déambulatoires en questionnant ensemble les notions de présence, de lien, d’espace et l’idée de tracés tisseurs de mémoire et catalyseurs chorégraphiques. À l’aide de taping sur le sol et les murs, ils dessinent des vecteurs de mouvements, esquissant avec les spectateurs une cartographie des présences. Cette pièce permet à Benoît Lachambre et à Sophie Corriveau de questionner comment la danse peut être une action poétique vers une découverte de l’être, de sa sensibilité, de son intelligence. Les participant·e·s sont invité·e·s à assister à une répétition de l’œuvre; suivra une discussion avec les artistes animée par Katya Montaignac.

5425, av Casgrain, espace 200, Montréa