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Maitrise | Sophie Corriveau est la première boursière interprète en résidence de l’Agora de la danse

Corriveau.1Sophie Corriveau, étudiante à la maitrise en danse, sera la première interprète à profiter du nouveau programme de l'Agora de la danse: les interprètes en résidence. Elle bénéficiera durant deux ans d'un espace dédié à la recherche et recevra une bourse de 10 000 $ par année.

Extrait du site de l'Agora de la danse

Parce que la création en danse est aussi le fruit du travail des interprètes, nous lançons une nouvelle initiative : les interprètes en résidence. Cet espace dédié à la recherche pour les interprètes, d'une durée de deux ans et assorti d'une bourse de 10 000 $ par année est un cas unique. Sophie Corriveau sera la première à profiter de cette opportunité, elle qui arpente la scène de l'Agora de la danse depuis plus de 20 ans.

Traducteur, intermédiaire, porte-parole, maillon essentiel de la grande chaine de la création, les définitions de l'interprète sont multiples et leur rôle essentiel. Soulignons la particularité des danseurs qui sont à la fois sculpture vivante et sculpteurs. Les chorégraphes le reconnaissent de plus en plus avec des mentions telles qu'« en collaboration avec les interprètes » ou « crée avec et dansé par ». Au sommet de l'affiche, ne trône plus seulement le nom du chorégraphe, les interprètes sont reconnus comme cocréateurs.

Entretien avec Francine Bernier, directrice générale et artistique de l'Agora de la danse et Sophie Corriveau interprète :

- Francine Bernier : « Dans une salle comme la nôtre, intime, propice à la proximité avec le spectateur, le travail d'interprétation est d'une importance capitale. Les créateurs, qu'ils soient chorégraphes, interprètes ou artisans de la danse sont au cœur du mandat de l'Agora de la dans et il était grand temps d'aménager un espace de création pour les interprètes. Je trouve même étonnant de ne pas y avoir pensé plus tôt.

J'ai choisi Sophie Corriveau car c'est l'une des premières interprètes que j'ai croisée sur la scène de l'Agora lors de mon arrivée aux commandes. Avec elle, la boucle est bouclée à notre adresse actuelle puisqu'au terme des deux ans que durera sa résidence aura lieu un événement conclusion, puis nous déménagerons dans notre nouveau lieu, Espace Danse Québec. »

Corriveau.2

Ce volet sera découpé en une partie recherche, une théorique, une écrite et sera assorti de rencontres avec d'autres interprètes et documenté. J'ai volontairement choisi une danseused'expérience, qui va aider à bâtir un cadre à ce projet puisqu'elle me fait l'honneur d'être la première.

Il faut renouveler les approches de création, faire vivre et enrichir la discipline, parce qu'explorer de nouvelles avenues est aussi le rôle d'un diffuseur spécialisé et la bourse de 10 000 $ offerte permettra aux heureux élus de s'y consacrer pleinement. »

- Sophie Corriveau : « Je me sens privilégiée d'être la pionnière d'une telle initiative. La proposition de Francine Bernier tombe à pic et participe à confirmer, après 30 ans dans le métier, mon impérieuse envie de danser et d'être au cœur de la création. Une résidence à l'Agora est pour moi un espace de réflexion et d'expérimentation. Je suis ravie que l'on reconnaisse à l'interprète-créateur le besoin d'approfondir son travail et d'en explorer les multiples possibles. C'est aussi pour moi, qui ai passé 50 ans, une marque de l'heureuse évolution des corps qui sont mis en scène et qui sont de plus en plus le reflet du monde réel: de tous âges et de tous gabarits. »