Auteur : bolduc_a

DANS CE BORDEL, spectacle chorégraphique des finissantes | 22 au 26 avril 2021

Le Département de danse de l’UQAM présente
DANS CE BORDEL, deux œuvres créées et interprétées par les finissantes du baccalauréat en danse dans le cadre du cours Spectacle chorégraphique libre sous la direction de la professeure invitée Caroline Laurin-Beaucage.

RIEN À SAUVER
Chorégraphie :
Claire Pearl

Interprètes :
Léonie Bélanger
Fanny Bélanger-Poulin
Béatrice Cardinal
Camille Courchesne-Couturier
Jacynthe Desjardins
Émilie Perrault

Collaborateurs.rices :
Oeil extérieur – Hasna Lionnet
Répétitrices – Anne Thériault et Isabelle Poirier
Vidéaste de la bande annonce – Etienne De Durocher
Conception sonore -Adrien Poulin
Photographe – Mitzi Casadei



RIEN DE NOUVEAU
Chorégraphie et conception musicale :
Mélusine Bonillo

Interprètes :
Margaux Guinot
Léa – Kenza Laurent
Johanna Simon
Lola Thirard
Estelle Weckering

Collaborateurs.rices :
Photographe_Aimé Filion
Vidéaste de la bande annonce_Samantha Blake
Responsable des règles sanitaires durant le tournage_Jacynthe Desjardins
Oeil extérieur_Châtelaine Côté-Rioux
Conseiller_Jules O’Connor
Conseillère_Charlotte Raoutenfeld
Répétitrice_Audrey Bergeron

Équipe de production :
Éclairagiste_Karine Gauthier
Directeur technique_Jason Pomrenski
Technicienne en travaux pratiques_Éliane Cantin
Direction de production_Alain Bolduc
Graphiste_Sabina Roman
Collaborateur technologique_Julien Blais
Cours sous l’aile de Caroline Laurin-Beaucage

WEBDIFFUSION EN DIFFÉRÉ
Jeudi 22 avril 2021
Vendredi 23 avril 2021
19 h
(Un billet permet d’obtenir un lien de visionnement unique et non transférable)
https://lepointdevente.com/billets/7vg210422001WEBDIFFUSION EN REPRISE
Du samedi 24 au lundi 26 avril 2021 inclusivement
(Un billet permet d’obtenir un lien de visionnement non transférable valide en tout temps durant cette période)
https://lepointdevente.com/billets/7vg210406001

Le lien de webdiffusion sera transmis via courriel par la billetterie lepointdevente.com (vérifiez vos spams!).

Le lien en direct sera accessible dès 18 h 45 le jour de la représentation.
TARIFS (taxes incluses + frais de service) :
Webdiffusion en direct ou en reprise (1 personne) : 10$ (11,59$)
Webdiffusion en direct ou en reprise (à partir de 2 personnes) : 15$ (16,82$)

WE ARE GHOSTS OR ARE WE? d’Andrea Peña | 15 au 19 avril 2021

Le Département de danse de l’UQAM présente
WE ARE GHOSTS OR ARE WE?

Direction artistique : Andrea Peña 
Réalisatrice + Image : Bobby Leon
Direction des répétitions : Helen Simard
Assistante à la production : Sophie Levasseur

Dans cette pièce toute spécialement créée pour les 8 étudiantes de 2e année, la chorégraphe explore la performativité et les possibilités entre la webdiffusion et la danse créée pour l’écran. En collaboration avec la vidéaste Bobby Leon, le duo s’est penché sur la manière d’atteindre de nouvelles possibilités numériques en lien avec la façon dont nous nous engageons dans un travail chorégraphique visionné en direct.

Interprètes
Mélia Boivin
Margot Carpentier
Oksanna Caufriez
Morgane Guillou
Rozenn Lecomte
Ariane Levasseur
Cyrielle Rongier
Eliane Clemence Viens-Synnott

Conception des éclairages : Karine Gauthier
Scénographie: Jonathan Saucier
Soutien artistique : Artistes de la compagnie AP&A
Direction Technique : Jason Pomrenski
Technicienne en travaux pratique : Éliane Cantin
Direction de production : Alain Bolduc

Équipe de tournage
Caméramans : Do Phan Hoi et Thomas Hue-Hermier
Responsable : Marek Sarosiek
Projection : Marc-Andrée Cossette

Spectacle en webdiffusion

WEBDIFFUSION EN DIRECT
Jeudi 15 avril 2021
Vendredi 16 avril 2021
19 h
(Un billet permet d’obtenir un lien de visionnement unique et non transférable)
Cliquez ici pour un billet

WEBDIFFUSION EN REPRISE
Du samedi 17 au lundi 19 avril 2021 inclusivement
(Un billet permet d’obtenir un lien de visionnement non transférable valide en tout temps durant cette période)
Cliquez ici pour un billet

Le lien de webdiffusion sera transmis via courriel par la billetterie lepointdevente.com (vérifiez vos spams!). Le lien en direct sera accessible dès 18 h 45 le jour de la représentation : veuillez appuyer sur Lecture pour démarrer la webdiffusion, ou le cas échéant actualiser la page web au préalable.

TARIFS (taxes incluses + frais de service) :
Webdiffusion en direct ou en reprise (1 personne) : 10$ (11,59$)
Webdiffusion en direct ou en reprise (à partir de 2 personnes) : 15$ (16,82$)

Remerciements :
ESG
Service de l’audiovisuel

Capsule no.1 | Tribune 840 : 25 ans de recherche en danse à l’UQAM

Le Comité Tribune 840 du Département de danse de l’UQAM est heureux de lancer 25 ans de recherche en danse à l’UQAM. Cette réalisation met en valeur les découvertes de connaissances, les explorations ou les nouveaux moyens d’expression en danse issus des projets de recherche menés dans la cadre de la maîtrise en danse. À ce jour, plus d’une trentaine de diplômé·es ont répondu avec enthousiasme à notre appel. Jusqu’en juillet prochain, une capsule vidéo réunissant les témoignages de cinq d’entre eux sera diffusée chaque mois sur le site du Département de danse.
Bonne découverte!

Capsule numéro 1
Sarah Dell’Ava,  Anne Driburgh, Claudia Chan Tak, Hélène Blackburn et Andrew Turner

1)      Sarah Dell’Ava | Mémoire-création (2012)
L’empreinte-mouvement à travers quatre esquisses chorégraphiques : un chemin de conscience entre poids du corps et origine du mouvement

2)      Anne Driburgh | Mémoire-recherche (2008)
Le poids de la surveillance : les conséquences de la surveillance en danse sur la santé physique et psychologique telles que perçues par les danseuses classiques

3)      Claudia Chan Tak | Mémoire-création ( 2017)
Lecture documentarisante d’une oeuvre chorégraphique : quête identitaire et figures animales pour parler de soi

4)      Hélène Blackburn | Mémoire-création (1996)
Danse et dépassement (création: Suites furieuses)

5)      Andrew Turner | Mémoire-création (2020)
Towards a vague body: situating choreographic ‘body-state work’

Capsule no.2 | Tribune 840 : 25 ans de recherche en danse à l’UQAM

Le Comité Tribune 840 du Département de danse de l’UQAM poursuit ses capsules de 25 ans de recherche en danse à l’UQAM.

Une réalisation qui met en valeur les découvertes de connaissances, les explorations ou les nouveaux moyens d’expression en danse issus des projets de recherche menés dans la cadre de la maîtrise en danse.

Capsule numéro 2
Catherine Gaudet, Sandrine Vachon, Maria Garza, Mathilde Ballereau et Aurélie Pédron 

  1. Catherine Gaudet, Mémoire-création (2012)
    L’ambiguïté comme vecteur de sensation, réflexion sur quatre études chorégraphiques
    —–
  2. Sandrine Vachon, , Mémoire-recherche (2018)
    Dialogue gravitaire en classe technique de danse contemporaine : posture d’enseignante et choix stratégiques pour aborder la mise en jeu de la relation à la gravité
    —–
  3. Maria Garza Mémoire-création (2018)
    Du « corps symbolique » au « corps dansant » : quatre études chorégraphiques portant un regard sur le « corps symbolique » de la société mexicaine
    —–
  4. Mathilde Ballereau Mémoire-recherche (2016)
    Les traces gardées d’un spectacle de danse contemporaine dans la mémoire de quatre spectateurs selon leurs filtres perceptifs
    —–
  5. Aurélie Pédron Mémoire-création (2012)
    L’émergence en création ou l’anti-héroïsme du créateur (création : Chair)

EC2_Espaces chorégraphiques 2 héberge désormais les textes de Territoires Partagés

La plate-forme numérique EC2_Espaces chorégraphiques 2 héberge désormais plusieurs textes et entrevues du site web Territoires Partagés qu’a supervisée depuis sa création la professeure Johanna Bienaise. Ce nouvel espace virtuel représente une nouvelle collaboration entre le Département de danse et la Fondation Jean-Pierre Perreault. Conçu comme un laboratoire des mémoires de la danse, avide des recherches et des réflexions en cours ici et ailleurs, EC2 permet à ses visiteurs de devenir à leur tour des acteurs des mémoires de la danse.

Dans un désir d’observation et de documentation des pratiques d’entrainement au Québec, Territoires Partagés a été un site Internet, qui, de novembre 2018 à mai 2020, a diffusé des dossiers contenant des textes, des entrevues, des podcasts et des documents visuels mettant en lumière la pluralité de ces pratiques, donnant la parole aux artistes qui les portent et les traversent.

Ces dossiers ont permis de parcourir l’écosystème de nos pratiques en danse, d’en saisir certains enjeux, certains défis aussi. Véritable observatoire d’une période riche en expérimentations, Territoires Partagés a été l’occasion d’aller à la rencontre de celles et ceux qui s’entraînent, ceux et celles qui enseignent, ceux et celles qui proposent des espaces de transmission et d’échanges.

Comme première incursion dans ces Territoires Partagés, découvrez les entrevues avec Caroline Laurin-Beaucage, professeure invitée au Département de danse de l’UQAM, à propos du comité des classes techniques du Regroupement québécois de la danse, avec Francine Gagné autour des classes à Circuit-Est centre chorégraphique, et avec Myriam Genestier et Ornella Calisti pour celles du Studio 303.

Prix d’excellence en recherche et création pour la chargé de cours Geneviève Dussault

Le Département de danse adresse ses félicitations à la chargée de cours Geneviève Dussault lauréate du Prix d’excellence 2020 en recherche et création de la Faculté des arts de l’UQAM.

Musicienne et danseuse de formation, Geneviève Dussault (B.A. danse, 1987) est chargée de cours au Département de danse depuis 1984. Reconnue pour sa polyvalence, elle enseigne, entre autres, l’analyse du mouvement selon Laban, sa spécialité, le mouvement expressif et l’histoire de la danse.

Depuis 10 ans, Geneviève Dussault collabore régulièrement aux projets de recherche de la professeure Nicole Harbonnier. Les deux chercheuses ont développé un nouveau cadre d’observation et d’analyse du mouvement (OAM), à partir de deux modèles: l’analyse du mouvement selon Laban et l’analyse fonctionnelle du corps dans le mouvement dansé. Dans le cadre d’une subvention du programme Savoir (2019-2024), octroyée par le Conseil de recherches en sciences humaines, Geneviève Dussault a effectué, en collaboration avec le Département des sciences de l’activité physique, une suite de captures de mouvements, afin de valider l’hypothèse d’une prédisposition pour certaines stratégies perceptives qui coloreraient la qualité de mouvement des individus. Elle poursuit actuellement des recherches sur l’analyse du mouvement des interprètes dans l’œuvre de la chorégraphe et professeure Danièle Desnoyers.

En collaboration avec la professeure Sylvie Fortin, Geneviève Dussault participe au projet multisectoriel Audace (Dr Ahmed Moussa, UdeM) financé par les Fonds de la recherche en santé du QuébecCe projet vise à analyser des gestes non techniques des membres des équipes de soignants en néonatalité au moyen de l’OAM. Chorégraphe et interprète, la chargée de cours a obtenu de nombreuses distinctions, dont le Prix d’excellence en enseignement 2016 de la Faculté des arts et deux bourses d’excellence (York University et Fonds FCAR).

Par cette reconnaissance, La Faculté des arts désire souligner la contribution de ses chargé.e.s de cours à la recherche ou à la recherche-création. Ce prix vise à reconnaître l’apport exceptionnel d’une personne qui se distingue dans le cadre de son travail en faisant preuve d’une implication et d’un apport remarquables à la recherche et à la recherche-création développées à la Faculté des arts.

ACTUALITÉS UQAM

JOE, hommage aux 24 interprètes de 1983

Profitant de la présentation de JOE, le Département de danse rend hommage et salut les 24 diplômées et diplômés qui en 1983 ont participé à la création de cette œuvre-phare du regretté chorégraphe Jean-Pierre Perreault.

Créé en 1983 à l’intention des étudiantes et étudiants du Département de danse, le spectacle Joe a été repris par des professionnels dès 1984, allant jusqu’à réunir 32 interprètes lors des nombreuses reprises et tournées internationales, dont la dernière a eu lieu en 2004. Cette œuvre-phare du regretté chorégraphe Jean-Pierre Perreault, décédé en 2002, a marqué un tournant dans l’histoire de la danse au Québec et est considérée comme un chef-d’œuvre de la danse contemporaine. En hommage à son créateur, qui a été professeur au Département de danse de l’UQAM jusqu’en 1992

Interprètes :
Christine Asselin,
Lise Beausoleil,
Hélène Blackburn,
Linda Boileau,
Claudette Brousseau,
Michelle Brousseau,
Josée Charpentier,
Danièle Desnoyers,
Annie Dréau,
Johanne Dubuc,
Jacinthe Giroux,
Brigitte Gonthier,
Danielle Gonthier,
Roger Gosselin,
Johanne Labarge,
Julie Lachance,
Sylvie Lanouette,
Lyne Pelletier,
Marie Portelance,
Ginette Prévost,
Catherine Tardif,
Nicole Turcotte,
Bruno Verdi,
Denise Vinet.

Chorégraphie Jean-Pierre Perreault
Musique, scénographie et costumes Jean-Pierre Perreault
Sonorisation Philippe Overy
Éclairages Michel Dozois

Première 23 mars 1983, Salle Marie-Gérin-Lajoie, Université du Québec à Montréal
Production Département de danse de l’Université du Québec à Montréal

ACTUALITÉS UQAM

Photo :FONDATION JEAN-PIERRE PERREAULT ©ROBERT ETCHEVERRY

Un nouveau site web pour le GRIAV

Constitué de professeurs et de chercheurs principalement attachés aux Département de Danse (Johanna Bienaise et Caroline Raymond), de Musique (Isabelle Héroux) ainsi qu’à l’École Supérieure de Théâtre de l’UQAM (Marie-Christine Lesage), le GRIAV se donne le mandat de développer conjointement des connaissances fondamentales, praxiques et méthodologiques dans les champs des pratiques artistiques (création, interprétation, performance, improvisation, formation technique, etc.) et des pratiques enseignantes (culturelles, communicatives, didactiques, pédagogiques et éthiques) que les arts vivants commandent.

Le GRIAV vise à interroger et à circonscrire les convergences et les complémentarités épistémologiques et pratiques des arts vivants de manière à mieux comprendre leur apport spécifique dans la recherche-création universitaire, indissociable des domaines de l’art, de la culture et de l’éducation.

Cliquez ici pour découvrir le site web

Mardi 23 mars 2021 | La professeure Andrée Martin participe à LASER 10 Hexagram

LASER 10 Hexagram Montreal
Coresponsables Nina Czegledy and Gisèle Trudel

MARDI 23 MARS, 12 H 30 – 14 H 00
TIOHTIÀ:KE | MONTRÉAL
VISIOCONFÉRENCE GRATUITE VIA LA CHAÎNE YOUTUBE DE HEXAGRAM

En français

La lenteur en tant que rapport renouvelé à la temporalité, comme mode opératoire de création. La lenteur comme philosophie d’action, modalité perceptive et façon de résister à ce qui nous aspire un peu plus chaque jour. Une invitation à voir et à vivre l’œuvre autrement, à s’attarder sur l’expérience et sa valeur transformative. Il s’agira de penser et de discuter le thème à partir d’un même objet, soit les processus de création et de recherche des œuvres K-Kalos, eîdos, skopeîn (2019) et L-Libération (2020) qui sont comme les deux faces d’une même pièce. Deux œuvres dont le moteur et le point focal de création et de recherche a été la lenteur sous toutes ses formes et ses aspects.

L’activité prendra la forme d’une présentation multimodale, incluant des extraits vidéos de chacune des œuvres, l’explicitation des stratégies de création – d’un point de vue artistique, philosophique et technologique – et l’analyse de la réception du spectateur à travers la lorgnette de la psychologie humaniste. Un sujet, deux objets, pour une pluralité de regards sur ce prisme que constitue la lenteur dans les arts vivants.

Avec (en ordre de présentation)
Andrée Martin (chorégraphe et professeure, Département de danse, UQAM, membre chercheure Hexagram)
Armando Menicacci (chercheur indépendant et membre collaborateur Hexagram)
Alfonso Santarpia (psychologue d’approche humaniste et professeur, Département de psychologie, Université de Sherbrooke)
Bruno Pucella (concepteur sonore et artiste indépendant)

Les LASER Leonardo / ISAST sont un programme de rassemblements internationaux qui rassemblent des artistes, des scientifiques, des humanistes et des technologues pour des présentations informelles, des performances et des conversations avec le grand public. La mission des LASER est d’encourager la contribution à l’environnement culturel d’une région en favorisant le dialogue interdisciplinaire et les opportunités de développement communautaire dans plus de 40 villes à travers le monde. Pour en savoir plus sur les LASER et pour en visiter un près de chez vous, veuillez consulter notre site Web. @lasertalks

Présenté avec le soutien d’Hexagram, financé par le programme des regroupements stratégiques du Fonds de recherche du Québec – Société et culture (FRQSC).

La lenteur comme moteur de création
Andrée Martin
Ce n’est pas moi qui suis venue à la lenteur. C’est plutôt la lenteur qui est venue, s’est imposée à moi. Mon équipe et moi cherchions une manière, par la présence corporelle, par le mouvement et la danse, d’apporter un surplus de mieux être aux spectateurs, à contribuer à ce que nous avons nommé « leur équilibre homéostatique ». Nous avons très vite compris que, pour y parvenir, nous devions trouver une manière de ralentir la cadence, de ralentir le temps de la création et dans la performance, pour éventuellement ralentir le temps dans le corps de ceux qui nous regardait. Donner et prendre le temps sont vite devenu la clef de voute des deux créations (nommées plus haut) de notre recherche-création.

Lenteur et processus de création
Bruno Pucella
L’expérience de la lenteur dans la création de la bande sonore pour les deux pièces immersives d’Andrée Martin m’a donné une grande liberté créatrice où il m’a été possible de prendre le temps d’essayer, de tester et même d’éprouver les idées sonores. La lenteur m’a guidé dans la recherche d’un état contemplatif, structurant l’arc narratif de la bande sonore. Ainsi, le lent mouvement sonore des deux pièces plonge le spectateur dans un univers immersif où les sons de la nature se transforme presqu’imperceptiblement en sons musicaux. Ce rythme de travail, et cette grande marge de manœuvre artistique qui en a découlée, étaient unique dans mon rapport au temps dans la création, en comparaison avec ma pratique au cinéma et à la télévision.

Les effets de la lenteur sur l’expérience de la présence chez les spectateurs et chez les interprètes
Alfonso Santarpia
Cette présentation vise à mieux comprendre les effets psychologiques de la lenteur sur l’expérience complexe de la présence (sentiments, idées, émotions, anxiété) de l’œuvre immersive et interdisciplinaire nommée Kalos, eîdos, skopeîn (2019) d’Andrée Martin. Plus précisément, je présenterai les données quantitatives et qualitatives de l’expérience de présence des spectateurs et des interprètes. Ainsi, la lenteur expérimentée dans la danse semble mobiliser une expérience de soi en présence, riche d’éléments symboliques, spirituels et émotionnels.

À titre de conclusion
Armando Menicacci
En conclusion, je vais mettre en résonance les différentes approches, discours et méthodes que les chercheurs ont déployés autour du thème de la lenteur, au sein du premier projet (2019) que nous avons produit au sein du laboratoire LAVI. Notre laboratoire, en effet, a été pensé dès le départ à la fois comme un projet d’architecture physique et d’architecture des médias, autant que cadre épistémologique de croisements de champs disciplinaires. Je propose de présenter notre manière rhizomatique de faire de la recherche-création sous un modèle à fois concentrique et excentrique. Pour terminer, je vais présenter la manière dont nous travaillons, en ce moment, à la création d’une prochaine plateforme numérique web, dans laquelle on trouvera de multiples travaux de réflexion nés autour des deux œuvres K-Kalos, eîdos, skopeîn (2019) et L-Libération (2020). La plateforme se veut un prototype transversal de croisement collaboratif, horizontal, non hiérarchisé et non inféodé au système traditionnel de production et publication des savoirs scientifiques. Cette plateforme se veut aussi un exemple de ce qu’on appelle en historiographie contemporaine : “le partage d’autorité” (M. Frisch, 1990), à travers la création d’outils technologiques du type « Humanités numériques 2.0” (Y. Citton, 2014) dans lequel, au sein des outils proposés, les voix, les postures et les regards qui s’y trouveront seront mis les unes au regard des autres illuminant les œuvres de multiples manières.

BIOGRAPHIES

Artiste et chercheure inter, multi, post et trans disciplinaire, Andrée Martin travaille depuis plus de vingt-cinq ans sur la question plurielle du corps et de ses corporéités. Cofondatrice du Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité (LAVI, financé par la Fondation canadienne de l’innovation – FCI), elle dirige actuellement un projet d’envergure sur le lien entre l’immersion, les arts vivants et l’équilibre homéostatique. Elle a créé pendant douze ans un Abécédaire du corps dansant, composé d’une suite d’essais littéraires et scéniques sur le corps dansant, dont quatorze lettres/œuvres ont été présentées dans le monde (Canada, Mexique, Chili, Belgique, Espagne, France, Brésil et Inde). Scénariste et réalisatrice, récipiendaire du Core Funding, Mme Martin a signé Le pouvoir du son (2018), Danser Perreault (2003) et Sans titre rouge (1999). Elle a publié plus de cinquante articles sur la danse et le corps à travers le monde, en plus d’avoir dirigé les ouvrages Abécédaire du corps dansant et Territoires en mouvance. Mme Martin a bénéficié du soutien financier des grands organismes subventionnaires en création et en recherche du Canada (CALQ, CAC, FRQSC, CRSH, FCI).

Détenteur d’une maîtrise portant sur le rapport entre la musique contemporaine et le son au cinéma, Bruno Pucella possède vingt ans d’expérience en conception sonore et prise de son. En 2020, il remporte l’Iris du meilleur son dans la catégorie documentaire pour le film L’écho d’Istanbul de Giulia Frati dont il a également signé la musique originale. Si le cinéma reste son principal espace de création, il a aussi collaboré avec des créateurs issus des arts de la scène, des arts médiatiques ainsi que de la réalité virtuelle. En parallèle, il a scénarisé et réalisé un documentaire (Gospel According to Vivienne, 2011) ainsi que trois courts-métrages dont le dernier, Davaï, a été présenté dans une douzaine de festivals internationaux.

Alfonso Santarpia est psychologue-psychothérapeute, professeur adjoint au département de psychologie (cheminement psychologie clinique adulte) à l’Université de Sherbrooke. Ses recherches s’inscrivent dans une approche d’orientation humaniste/existentielle et se développent en quatre axes : Les effets thérapeutiques de la parole (les métaphores du corps du psychothérapeute) sur l’expérience corporelle du client. Les effets thérapeutiques des pratiques artistiques (Musique, Danse, Poésie, Clown thérapie) sur différents types de populations (spectateurs, personnes en deuil, en soins palliatifs). Les effets thérapeutiques et narratifs des pratiques religieuses/spirituelles dans des états de conscience ordinaire ou modifiée (états de transe, élargissement/expansion de la conscience, awe). La présence corporelle, les effets de présence (des psychothérapeutes, patients, médiateurs) dans des contextes de psychothérapie (ou de soin) avec une attention spécifique aux psychothérapies à médiation corporelle.

Armando Menicacci obtient une maîtrise en musicologie à l’Université de Rome et un doctorat en danse et technologies numériques à l’Université Paris 8, où il a fondé et dirigé le laboratoire Médiadanse entre 1999 à 2009. Entre 2009 et 2014, il est professeur d’art contemporain à l’École Media Art de Chalon-sur-Saône. Il a publié entre autres le livre La Scena Digitale avec Emanuele Quinz ainsi que de nombreux articles en musique, danse, théâtre, robotique, arts plastiques et psychologie. Professeur à l’UQAM entre 2015 et 2019, il est membre collaborateur d’Hexagram et cofondateur du LAVI, laboratoire dédié à la recherche-création interdisciplinaire croisant arts, sciences et santé. Parallèlement, il réalise des créations en arts numériques présentées en Europe, Afrique, Amérique du Nord et du Sud. En 2020 il a cofondé avec Nicolas Berzi SIT Scènes Interactives Technologiques, laboratoire dédié au virage numérique des arts de la scène.Partenaires de présentation: Hexagram et LAVI (Laboratoire Arts Vivants et Interdisciplinarité)

Département de danse

Le Département de danse de l’UQAM offre un enseignement universitaire qui apporte de nombreux avantages à l’artiste en devenir. Assuré d’une formation rigoureuse au quotidien, il développe tout à la fois technique corporelle et pensée réflexive sur sa profession et ses habiletés

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