Bannière Faculté des arts Département de danse

16 septembre 2016 - Tribune 840 n°36 | Quand l’art devient-il social?

Le Département de danse de l’UQAM présente Tribune 840 n°36
Quand l’art devient-il social?

Présentée en collaboration avec Quartiers Danses et la Chaire de recherche art, culture et mieux-être de l’UQAM

Invités : Tim Casson, Élise Hardy, Manon Hotte / Animation : Nayla Naoufal

Vendredi 16 septembre 2016 – 12h30-14h
K-1150 du Département de danse de l’UQAM
840, rue Cherrier

 

Tribune36Si les bienfaits de la danse pour le bien-être personnel sont nombreux et bien connus, d’autres arts sont souvent privilégiés lorsqu’il s’agit d’oeuvrer pour l’épanouissement communautaire et sociétal. Pourtant, le 4ème art peut jouer un rôle essentiel dans l’apprentissage du vivre-ensemble, développant à la fois l’estime personnelle, la cohésion du groupe et le renforcement du pouvoir-agir tant individuel que collectif. De telles initiatives mobilisent aussi d’autres manières de communiquer et de tisser des relations, mettant en jeu les corps et leur capacité à s’exprimer et à savoir, ces corps souvent réduits à un outil ou à un contenant aujourd’hui. Tout au long de l’histoire, les communautés ont dansé lors des occasions importantes et des étapes marquantes de la vie, façonnant des rituels qui construisaient le sentiment d’appartenance au milieu de vie et à la collectivité.

Dans des contextes d’exclusion, des projets de danse peuvent aussi permettre aux participant(e)s de construire des images positives d’eux-mêmes et de leur communauté. Renforçant leur capacité de lutter contre les dynamiques de discrimination et de marginalisation, ces projets peuvent contribuer à une cohésion au sein de la société allant de pair avec justice sociale.

En collaboration avec Quartiers Danses, qui propose régulièrement des ateliers de danse en contexte communautaire, et avec la Chaire de recherche art, culture et mieux-être de l’UQAM, la tribune 840 invite les chorégraphes Tim Casson, Élise Hardy et Manon Hotte à débattre au potentiel de la danse en matière d’apprentissage du vivre-ensemble. Plus spécifiquement, il sera question de projets de danse menés avec des groupes confrontés à des problématiques diverses, tels que les adolescents, les aînés, des réfugiés adolescents, des femmes incarcérées et des personnes vivant des déficiences intellectuelles ou motrices, ou encore des groupes mixtes et/ou intergénérationnels.
Nayla Naoufal

Références bibliographiques
Frigon, S., Jenny, C., & Berger, P. (2009). Chairs incarcérées: une exploration de la danse en prison. Montréal : Éditions du Remue-ménage.
Hardy, Elise (à paraître). La danse en milieu carcéral; un art pour s'écouter et se raconter. In Frigon, S. (ed). La danse et la justice sociale.
Lelièvre, A., Tuchowski, F., & Rolland, Y. (2015). La danse, une thérapie pour la personne âgée. Revue de la littérature. Les cahiers de l'année gérontologique, 7(4), 177-187. Naoufal, N. (2015). Danses à partager. Revue de théâtre Jeu, 157, p. 31-35. Tremblay, J. (2012). Indices de transformation sociale par l’art qui relie Une pratique artistique avec et dans la communauté. Éducation et francophonie, 40(2), 83-98.

Comité d’organisation : Nicole Harbonnier, Johanna Bienaise, Armando Menicacci, Katya Montaignac Josiane Fortin, et Antoine Turmine. Contact : bienaise.johanna@uqam.ca. Tél. : (514) 987-3000, poste 5500