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Jeudi 8 février 2018 | Tribune 840 no.43: La danse : plaisir coupable ?

Tribune43Invités : Julie Lavigne1, Gérard Reyes2, Philip Szporer3

Reconnu comme une discipline physique extrêmement exigeante, l’art de la danse procède pourtant d’un plaisir viscéral : celui de se mouvoir. Paul Valéry (1936) a souligné l’enivrement particulier de la danse, du plaisir du mouvement et de son rythme hypnotique. Nietzsche (1872) distingue quant à lui la pulsion dionysiaque – à l’oeuvre en danse à travers notamment l’ivresse du mouvement, son lien à la terre et au rythme – du plaisir apollinien axé sur la mesure, l’harmonie et le contrôle à travers un désir de suspension et d’élévation.

Quels sont les enjeux esthétiques et politiques soulevés par la notion du plaisir en danse, et notamment dans son enseignement ? De quels héritages se détachent-t-ils ? Un danseur professionnel prend-il encore du plaisir à danser ? Comment combiner le plaisir (coupable ?) de danser et l’expérience professionnelle de l’art ? Qu’est-ce que le festif permet de réintégrer dans notre relation à la danse ? N’est-il pas indispensable à l’art ?

COMMUNIQUÉ

1 Historienne de l’art et professeure au Département de sexologie de l’UQAM.

2 Chorégraphe, interprète, enseignant et pionnier de la “scène ballroom" (vogue) à Montréal.

3 Critique, réalisateur et enseignant au département de danse contemporaine de l’université Concordia.

Photo : Gérard Reyes : The Principle of Pleasure (2015) © David J Romero


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Tribune 840 no.43: La danse : plaisir coupable ?
Jeudi 8 février 2018
12h30 à 14h

Pavillon de danse de l'UQAM
2e étage
840, rue Cherrier
Métro Sherbrooke